Vocabulaire de sécurité informatique
Vocabulaire de la sécurité informatique :
Malware (programme malveillant)

Un malware est un terme générique qui désigne tout logiciel malveillant conçu pour nuire à un système informatique ou à un utilisateur.
Scénario précis : “crack” de logiciel
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La victime cherche “Photoshop crack gratuit” et télécharge un fichier
Photoshop_2024_Crack.exe. -
Au double-clic, une fenêtre d’installation “normale” apparaît (pour rassurer).
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En arrière-plan, le programme :
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crée un dossier caché (ex. dans
AppData), -
ajoute une clé de démarrage automatique (pour se relancer au prochain allumage),
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contacte un serveur distant (internet) pour télécharger un “module” supplémentaire.
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Quelques heures/jours après :
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les comptes (Google/Instagram) reçoivent des “tentatives de connexion”,
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le navigateur affiche des pubs,
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l’ordinateur rame (processus inconnus).
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➡️ C’est un malware : un logiciel installé à l’insu de l’utilisateur pour nuire/voler/profiter.
Ver (Worm)
Un ver est un type de malware qui cherche à se répliquer lui-même pour contaminer d'autres systèmes informatiques.
Avec suffisamment de duplications, il peut entraver le fonctionnement d'un réseau d'entreprise.

Exemple concret :
Dans une entreprise, un employé reçoit un e-mail avec une pièce jointe appelée “facture.docx”.
Quand il ouvre le document :
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Un ver informatique s’installe.
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Le ver analyse automatiquement le réseau interne de l’entreprise.
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Il cherche d’autres ordinateurs vulnérables.
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Il se copie lui-même sur ces machines.
En quelques minutes :
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50 ordinateurs sont infectés,
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le réseau devient extrêmement lent,
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certains serveurs ne répondent plus.
Le ver se propage sans intervention humaine, uniquement grâce au réseau.
Un exemple réel est WannaCry, qui a paralysé des hôpitaux en 2017.
Virus
Un virus est un malware qui se propage d'un ordinateur à l'autre, souvent en se greffant à un logiciel légitime.
Ce programme indésirable peut consommer les ressources de l'ordinateur, entraînant des lenteurs, des blocages ou des pertes de données.
Le terme "virus" a donné naissance au concept d'antivirus, bien que ces derniers soient en réalité des anti-malwares.
Exemple concret :
Un utilisateur télécharge un petit jeu sur Internet.
Le programme fonctionne normalement, mais il contient un virus caché.
Quand il est exécuté :
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Le virus s’attache aux fichiers du système.
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Il infecte aussi les fichiers que l’utilisateur envoie par e-mail.
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Les personnes qui ouvrent ces fichiers infectés contaminent leur propre ordinateur.
Au fil du temps :
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l’ordinateur devient lent,
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certains fichiers disparaissent,
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le système plante.
Contrairement au ver, le virus a souvent besoin d’un fichier hôte pour se propager.
Cheval de Troie
Un cheval de Troie est un malware déguisé en programme ou document inoffensif (tel qu'un fichier PDF ou une image) pour s'implanter durablement sur un ordinateur.
Il a pour but, le plus souvent, de créer une "backdoor" ou porte dérobée, permettant à un attaquant de revenir espionner l'utilisateur ou de manipuler les données. Les chevaux de Troie sont également utilisés pour former des BotNets.
Exemple concret :
Un joueur télécharge un programme nommé “Aimbot Fortnite.exe” censé donner un avantage dans un jeu vidéo.
Quand il l’installe :
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Le programme semble fonctionner.
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Mais il installe en secret un cheval de Troie.
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Ce Trojan ouvre une backdoor (porte dérobée).
Le pirate peut maintenant :
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accéder à l’ordinateur à distance,
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regarder l’écran,
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télécharger des fichiers,
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installer d’autres malwares.
L’utilisateur ne se rend compte de rien pendant des semaines.
Synonyme en anglais : Trojan.
BotNet

Un botnet est un réseau d'ordinateurs infectés par des chevaux de Troie, à l'insu de leurs propriétaires.
La gestion d'un tel réseau permet à un cybercriminel de réaliser des actions illégales comme la diffusion de malwares, l'envoi de spams ou le blocage de sites web.
Il existe même un marché noir où la puissance de calcul des botnets est vendue et achetée.
Exemple concret :
Un pirate infecte 20 000 ordinateurs avec un cheval de Troie.
Chaque ordinateur infecté devient un “bot” (robot).
Ces machines attendent les ordres d’un serveur central appelé Command & Control.
Le pirate peut alors :
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envoyer des millions d’e-mails spam,
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lancer une attaque DDoS contre un site web,
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miner de la cryptomonnaie.
Les propriétaires des ordinateurs ne savent même pas que leur machine participe à ces attaques.
Cybercriminel
Un cybercriminel, ou pirate informatique, utilise les technologies numériques à des fins malhonnêtes, souvent pour s'enrichir aux dépens d'autrui.
Il se sert notamment de malwares pour mener à bien ses activités illicites.
Cookie
Scénario : session de connexion
Lorsque vous vous connectez à un site web (par exemple une plateforme scolaire), le serveur envoie à votre navigateur un cookie de session, c’est-à-dire un petit fichier contenant une valeur d’identification.
À chaque nouvelle page consultée, votre navigateur renvoie automatiquement ce cookie au site. Cela permet au serveur de reconnaître l’utilisateur et de maintenir la session ouverte, sans devoir saisir à nouveau son mot de passe.
Pourquoi c’est sensible
Les cookies peuvent contenir des informations importantes liées à la session d’un utilisateur. S’ils sont volés par un attaquant, celui-ci peut parfois les utiliser pour se faire passer pour la victime sur le site concerné. Cette technique est appelée détournement de session (session hijacking).
Ainsi, même si un cookie n’est pas dangereux en soi, il devient critique lorsqu’il permet d’identifier une session active, ce qui explique son importance dans le domaine de la sécurité informatique.
Enregistreur de frappe ( keylogger )
Un keylogger est un programme (ou parfois un appareil) qui enregistre tout ce que tu tapes sur le clavier : mots de passe, messages, identifiants, etc.
Il peut arriver de plusieurs façons :
1. Dans un cheval de Troie (Trojan)
Un cheval de Troie est un logiciel malveillant caché dans un programme qui semble normal (jeu, logiciel gratuit…). Une fois installé, il peut contenir un keylogger qui enregistre les frappes au clavier.
2. Sur une clé USB
Un keylogger peut aussi être installé via une clé USB infectée. Il existe même des keyloggers matériels qui se branchent entre le clavier et l’ordinateur.
Phishing

Le phishing est une technique de fraude visant à dérober des données personnelles telles que l'état civil, les numéros de cartes bancaires, les identifiants et mots de passe.
Cette technique repose sur l'usurpation d'identité d'entités officielles, de services publics ou de marques reconnues pour provoquer chez la victime un état de panique ou d'euphorie, la désorientant et la poussant à divulguer ses informations personnelles.
Les outils utilisés incluent des sites web contrefaits, des e-mails ou SMS frauduleux, et des messages vocaux factices.
Synonymes : hameçonnage, harponnage.
Exemple : e-mail “votre compte sera fermé”
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Tu reçois un mail “URGENCE : compte désactivé dans 24h”.
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Le mail contient :
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logo,
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ton prénom parfois,
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un bouton “Confirmer”.
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Le bouton mène à un faux site copie conforme.
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Tu saisis tes identifiants.
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Le site les envoie au pirate en temps réel.
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Le pirate se connecte aussitôt au vrai service.
Indices très concrets dans le mail :
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adresse expéditeur bizarre,
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lien qui ne correspond pas au domaine officiel,
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fautes ou tournures étranges,
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pression temporelle (“24h”, “immédiat”).
➡️ Le point clé : tu donnes toi-même tes infos à l’attaquant.
Spyware (espiogiciel)
Un spyware est un logiciel espion qui collecte des informations personnelles sur un utilisateur sans qu’il le sache. Il peut accéder à des données sensibles comme les messages, les fichiers, les mots de passe ou l’activité sur Internet.
Exemple concret : Pegasus
Le spyware Pegasus, développé par l’entreprise NSO Group, a été au centre d’un scandale international révélé en 2021. Des enquêtes menées par plusieurs médias ont montré que ce logiciel avait été utilisé pour espionner des journalistes, des militants et des responsables politiques. Une fois installé sur un appareil, Pegasus pouvait accéder aux messages, aux emails, aux fichiers et même activer le micro ou la caméra.
➡️ Point clé : un spyware sert à espionner un utilisateur et à récupérer ses données personnelles de manière discrète, souvent sans qu’il s’en rende compte.
Faille Zero-Day (0-Day)
Une faille Zero-Day est une vulnérabilité dans un logiciel que l’éditeur ne connaît pas encore ou n’a pas encore corrigée. Comme aucun correctif (patch) n’existe au moment de sa découverte, des attaquants peuvent l’exploiter avant que les développeurs aient le temps de la réparer.
Le terme “Zero-Day” signifie que les développeurs ont zéro jour pour corriger la faille lorsqu’elle devient connue.
Allusion à une série
La série Zero Day illustre bien ce type de menace : l’intrigue tourne autour d’une cyberattaque massive exploitant des failles informatiques, montrant comment des vulnérabilités inconnues peuvent provoquer des crises majeures.
Exemple réel dans les médias
En 2021, plusieurs failles Zero-Day ont été découvertes dans le serveur de messagerie Exchange de Microsoft.
Des pirates les ont exploitées pour s’introduire dans des milliers de serveurs d’entreprises et d’organisations dans le monde, afin de voler des données ou installer des logiciels malveillants.
➡️ Point clé : une faille Zero-Day est particulièrement dangereuse car elle est exploitée avant qu’un correctif de sécurité soit disponible.
Mot de passe
Un mot de passe fonctionne comme une clé donnant accès à un ordinateur, un fichier, etc.
Par exemple, si l'accès à un ordinateur est protégé par un mot de passe, il reste inaccessible à quiconque ne le connaît pas.
Il existe également des mots de passe pour restreindre l'utilisation d'une imprimante ou pour autoriser l'impression en couleur. Sans le mot de passe, l'impression se limitera au noir et blanc.
Étant donné que le mot de passe protège l'accès à une ressource, il fait souvent l'objet d'attaques.
Synonyme : Phrase de passe.
Une phrase de passe, composée de plusieurs mots séparés par des espaces, n'est pas nécessairement plus sécurisée qu'un mot de passe.
Vol d'identité
Le vol d'identité consiste à acquérir illégalement des informations d'identification d'une personne réelle : nom, prénom, date de naissance, adresse, numéro de téléphone, etc.
Ces données personnelles sont ensuite revendues sur le marché noir des cybercriminels.
En usurpant l'identité de leurs premières victimes, les fraudeurs peuvent monter des escroqueries ou commettre des fraudes ciblant d'autres victimes : particuliers, banques, organismes de crédit, assurances maladie, chômage, etc.
Le phishing est souvent utilisé pour récupérer des documents officiels d'une personne, tels qu'un extrait d'acte de naissance, une carte nationale d'identité ou une facture d'opérateur téléphonique mentionnant l'adresse de la victime.
Usurpation d'identité
Les escrocs utilisent souvent de fausses identités pour commettre leurs méfaits tout en restant anonymes. Ils peuvent créer de toutes pièces une fausse identité, mais préfèrent généralement usurper celle d'une personne réelle. Les cybercriminels procèdent de la même manière.
Imaginons un scénario simplifié mais réaliste : grâce au phishing, un cybercriminel obtient votre extrait d'acte de naissance et une copie de votre carte nationale d'identité, ainsi qu'une facture d'opérateur téléphonique indiquant votre adresse personnelle.
Avec ces documents, il peut solliciter plusieurs crédits en votre nom auprès de divers organismes de crédit.
Normalement, un établissement de crédit consciencieux vérifie l'authenticité de votre adresse et de votre identité (par envoi postal, etc.). Néanmoins, cette escroquerie reste efficace.
L'usurpation d'identité touche également les entités juridiques : entreprises privées, institutions publiques, etc.
Par exemple, un cybercriminel peut faire passer son site web pour celui d'une entreprise légitime afin de duper les internautes.
Authentification à Deux Facteurs (2FA)
L'authentification à deux facteurs est une méthode de sécurité qui requiert deux formes d'identification indépendantes pour accéder à un compte ou un système. C'est une couche de sécurité supplémentaire qui va au-delà du simple mot de passe.
Typiquement, la première forme d'identification est quelque chose que l'utilisateur sait, comme un mot de passe ou un code PIN. La seconde forme est généralement quelque chose que l'utilisateur possède, comme un smartphone (sur lequel un code temporaire peut être envoyé par SMS ou généré par une application).
Dans certains cas, la 2FA peut aussi inclure quelque chose que l'utilisateur est, comme une empreinte digitale ou une autre forme de biométrie, pour ajouter encore plus de sécurité.
L'avantage de l'authentification à deux facteurs est qu'elle protège l'utilisateur contre le vol de mot de passe, car même si un attaquant obtient le mot de passe, il lui sera difficile d'accéder au compte sans la seconde forme d'identification.
Toutefois, il est important de noter que la 2FA n'est pas infaillible et peut être compromise par des attaques sophistiquées comme le phishing, où un attaquant pourrait tromper l'utilisateur pour obtenir les deux formes d'identification. Malgré cela, elle reste une des méthodes les plus efficaces pour sécuriser les accès en ligne.
